In fine - A paraître. 

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À part une anecdote ou deux, je pensais ne jamais rien avoir à raconter. Dans les cosmologies gnostiques, les dieux étaient dans leurs paradis et tout allait bien à travers le monde. Bien sûr, je savais tout le mal que les mortels disaient sur moi, même chez ceux dont je servais la cause avec bonté, et à la longue, c'est bien cette image faussement interlope qui est venue gâcher ma douceur de vivre, gâter cette douce félicité naturelle qui me faisait accomplir ma tâche en sifflotant au son des chants de pinsons, jusque-là ravi de mettre une étincelante gaîté dans les yeux de tous le bénéficiaires de mon travail - héritiers, employés des pompes funèbres, compagnies d'assurance-vie, philosophes et autres services religieux, mafieux, militaires, hôpitaux, hospices, menuisiers, marbriers, biographes, prêtres, rabbins, muézins, popes, et tous les humains en général. Quand le jour se levait et que la rosée perlait sur la feuille nouvelle, que le premier cri d'un bambin de printemps résonnait après les vents froids de l'hiver, lorsque tout semblait rajeunir, c'est bien à moi que vous le deviez, car sans moi, La Mort, tout n'aurait été qu'usure, vieillesse, laideurs, rides, douleurs. Tous jouissaient de mes bienfaits, mais pas un ne me témoignait une quelconque reconnaissance. Ingratitude de l'espèce humaine où me louer moi-même m'est alors devenu nécessaire pour espérer me voir loué, m'applaudir le premier pour que les autres m'applaudissent. Alors pour peu que vous m'accordiez votre attention, et qu'il me reste assez de force pour aller au bout de ce récit, moi, La Mort, imperator régnant en tous lieux depuis la nuit de temps, injustement voué aux gémonies,  je vais vous dire comment tout ça est arrivé, les arcanes et les mystères. Mais, j'avance un peu vite, car le principal, tout le monde sera d'accord là-dessus, est de commencer par le début.   
...




























                                                      


Et bien oui, là ! J'ai ri aux larmes.

C'est lamentable, dites-vous ? Oui, je le sais bien que c'est lamentable.

On n'écrit pas sur ces choses là, dites vous ?

Vous voyez bien que si, puisque je les écris.

Je voudrais bien vous y voir, à ma place, vous qui parlez. Je sais bien que c'est une drôle d'idée de vouloir rendre la mort amusante et drôle, attachante et respectable, de la faire se mouvoir maladroitement dans un monde où sans médiatisation on n'existe pas, dans un univers où la médecine, pour de sombre raisons pécuniaires, oublie un peu trop souvent qu'elle devrait être universellement accessible. Mais,  Peut-on rire avec la mort ? S'en moquer ? Peut-on la transformer en homme ? La prénommer Catule ? Peut-on rire de tout ?  Ces questions sont arrivées par derrière comme un coup de batte de base-ball, au moment où je mettais mon cinquième sucre dans mon expresso.

Mais, oui, m'a répondu Desproges dans mon dos, on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde, et à condition que ce soit drôle.

Alors, J'ai imaginé la mort dépressive, en grève ou communiste, rêvant de gloire et de poepolisation comme le vulgum pecus, souffrant de l'ingratitude de notre civilisation, affrontant en vain la médecine depuis la nuit de temps... cruciverbiste le soir devant sa télé par amour des belles lettres...Apres des millénaires d'un travail ingrat et déprimant, sous le masque sérieux d'un job impitoyable, Catule la mort aspire à devenir une vedette du showbiz.
Tour à tour revendicateur, amateur de Margaux, je l'ai imaginé diva, adorant faire le buzz sur les réseaux sociaux et sur youtube pour à son tour devenir une star...

Et je me suis traité d'imbécile en me frappant le front à coup de petite cuillère, sans arrêter de rire.

Oui, c'est lamentable.

On ne rit pas de ces choses là, dites vous ? C'est blasphème, dites-vous?

Oui, peut-être, mais c'est trop tard, c'est fait.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur La Mort, sans jamais oser le demander sera dans :

IN FINE

A paraître ...














Catule La Mort, ils en parlent déjà : 


" Un roman pas misérable" Victor Hugo

" Opus Catulum" Henri Miller

" Catule est bien plus beau que le cid" Pierre Corneille

" L'art d'être Catule" Arthur Schopenhauer

" L'éducation sentimentale de Catule, c'est quelque chose, tout de même." Gustave Flaubert

" A la gloire de la mort" Marcel Pagnol

" De coté de chez Catule", un parfum incroyable. Marcel Proust

" Le vrai journal d'un seducteur" Soren Kierkegaard.

" Le véritable portrait de Catule Lamort " Oscar Wilde

" C'est un voyage au bout de la mort " Céline.

" Le reniement de Catule " Harold Cobert

" In fine, c'est bien plus fort que 1984" Georges Orwell

" Catule, le magnifique" Scott Fitzgérald

" Les fleurs de La Mort ne sont pas mal" Charles Baudelaire.

" Etre ou ne pas être La Mort " William Shakespeare.

" L'enfance d'un chef, c'est l'enfance de Catule La Mort " Jean-Paul Sartre

" Le viel homme et La Mort" Ernest Emingway

" Les mémoires de La Mort et d'outre-tombe" François-René de Chateaubriand

" Chronique de Catule La Mort annoncée" Gabriel Garcia Marquez

" Une belle fable" Jean de la Fontaine

" Catule La Mort, une divine comédie" Dante



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